CE N’EST PAS DE L’IA QUE VOUS DEVEZ AVOIR PEUR

Plus terrifiant que l’IA

Depuis que l’intelligence artificielle s’est installée dans notre quotidien, une question revient presque partout : que vont devenir nos métiers ? Des graphistes voient des images générées en quelques secondes, des rédacteurs voient des textes produits instantanément, des développeurs utilisent des outils capables de générer du code et des monteurs découvrent des solutions qui automatisent une partie de leur travail. Il y a donc une véritable inquiétude, et je la comprends. Personne ne peut sérieusement prétendre que l’IA ne changera pas profondément le monde du travail.

Mais je pense que nous nous trompons parfois de menace.

Le problème n’est pas simplement que l’intelligence artificielle devient de plus en plus performante. Le vrai problème, c’est que beaucoup de professionnels ont construit toute leur valeur autour d’une seule compétence. Pendant longtemps, cela pouvait fonctionner. On pouvait être graphiste, rester graphiste, perfectionner son métier et vivre de cette compétence pendant plusieurs années. On pouvait être monteur vidéo, développeur, rédacteur ou community manager et construire toute son activité autour de ce savoir-faire.

Mais le monde numérique ne fonctionne plus comme avant.

Une compétence qui était rare hier peut devenir accessible à tout le monde demain. Un logiciel que l’on mettait plusieurs mois à maîtriser peut être remplacé par une interface beaucoup plus simple. Une tâche qui nécessitait plusieurs heures de travail peut progressivement être automatisée.

C’est là que l’intelligence artificielle devient réellement intéressante à observer. Elle ne nous oblige pas seulement à apprendre un nouvel outil. Elle nous oblige à réfléchir à ce que signifie réellement être compétent.

Pour ma part, c’est une réflexion que je porte depuis plusieurs années à travers mon propre parcours. Je travaille à la croisée de plusieurs univers : la création de contenu, la photographie, la vidéo, l’infographie, le marketing digital, la publicité, le développement web, le développement mobile et la création de solutions SaaS. Je forme également des personnes dans ces domaines, avec une approche basée sur l’andragogie, c’est-à-dire une manière d’apprendre qui part des besoins réels de l’adulte et de sa capacité à résoudre des problèmes concrets.

Je n’ai donc jamais vraiment considéré ces domaines comme des métiers complètement séparés. Pour moi, ils sont plutôt les différentes pièces d’un même système.

Prenons une entreprise qui veut vendre un produit sur Internet. Elle a besoin de comprendre son marché, de définir son positionnement, de créer une identité, de produire des photos et des vidéos, de communiquer sur les réseaux sociaux, de mettre en place une stratégie d’acquisition, éventuellement de faire de la publicité, de disposer d’un site ou d’une solution numérique et surtout de transformer toute cette activité en résultats commerciaux.

Si chaque compétence doit obligatoirement être confiée à une personne différente, le processus devient lourd et fragmenté. Mais lorsqu’une personne comprend plusieurs de ces domaines, elle commence à voir quelque chose que le spécialiste isolé ne voit pas toujours : la relation entre les différentes parties du système.

C’est cette capacité qui m’intéresse aujourd’hui.

Je ne veux pas simplement apprendre aux gens à utiliser l’intelligence artificielle. Je veux les aider à devenir des professionnels capables de travailler avec elle sans en devenir dépendants.

Parce qu’il y a une grande différence entre quelqu’un qui demande à l’IA de faire son travail et quelqu’un qui sait exactement quel travail il veut accomplir, pourquoi il doit le faire, comment évaluer le résultat et comment améliorer ce que la machine lui propose.

Le premier utilise l’IA comme une béquille. Le second l’utilise comme un multiplicateur.

Et cette différence va devenir de plus en plus importante.

C’est dans cette logique que je vais lancer sur Miabénet une nouvelle formation que j’ai volontairement appelée « Plus terrifiant que l’IA ».

Le nom est provocateur, mais l’idée derrière est très sérieuse.

Je ne prétends pas qu’un être humain puisse être meilleur qu’une intelligence artificielle dans toutes les tâches. Ce serait ridicule. Une machine pourra toujours calculer plus vite, analyser certaines quantités de données avec une puissance considérable et automatiser certaines opérations beaucoup plus efficacement que nous.

Notre objectif n’est donc pas de battre l’IA sur son terrain.

Notre objectif est de devenir des professionnels qui possèdent suffisamment de terrain.

Quelqu’un qui sait créer une vidéo mais qui comprend également pourquoi cette vidéo doit être créée a déjà une longueur d’avance sur quelqu’un qui ne sait que monter.

Quelqu’un qui sait concevoir un site web mais qui comprend également le marketing, l’expérience utilisateur et la conversion possède une vision beaucoup plus large qu’un simple exécutant.

Quelqu’un qui sait créer une publicité mais qui comprend aussi le contenu, le positionnement, l’offre, le comportement du consommateur et les données peut prendre de meilleures décisions.

Et lorsque cette personne ajoute l’intelligence artificielle à toutes ces compétences, le résultat devient encore plus intéressant.

C’est cela que j’appelle le Marketeur Full Stack.

Je ne parle pas ici d’une personne qui prétend être experte dans absolument tout. Je parle d’un professionnel qui comprend suffisamment plusieurs domaines pour pouvoir passer de la stratégie à l’exécution et, surtout, pour comprendre ce qui se passe entre les deux.

Il peut réfléchir à une stratégie marketing, produire le contenu nécessaire, comprendre les outils de diffusion, créer ou faire créer les supports numériques, analyser les résultats et modifier son approche lorsque les choses ne fonctionnent pas.

Il n’est pas enfermé dans une seule case.

Et c’est précisément cette capacité d’adaptation que je veux développer chez les personnes qui suivront cette formation.

J’utilise parfois le mot « armée » pour parler de cette communauté. Là encore, ce n’est pas une question de violence. C’est une image de la préparation, de la discipline et de la capacité à avancer ensemble.

Je veux rassembler des personnes qui ont faim d’apprendre, qui acceptent de travailler, qui veulent comprendre plusieurs domaines et qui refusent de rester spectatrices de la transformation numérique.

Des personnes qui ne veulent pas simplement attendre de voir si l’IA va leur prendre leur travail.

Des personnes qui veulent être capables de changer de direction lorsque le marché change.

Car c’est probablement l’une des grandes leçons que nous devons tirer de cette révolution technologique : nous ne pouvons plus compter uniquement sur la stabilité d’un métier. Nous devons compter davantage sur notre capacité à apprendre.

Celui qui ne sait faire qu’une seule chose peut devenir excellent dans cette chose et rester vulnérable.

Celui qui sait apprendre peut perdre une compétence sans perdre sa capacité à créer de la valeur.

C’est une différence énorme.

Voilà pourquoi cette formation ne sera pas simplement une succession de tutoriels sur des logiciels. Je veux qu’elle soit un parcours dans lequel nous allons apprendre à connecter la création de contenu, le marketing, la technologie, le développement, l’intelligence artificielle et surtout la réflexion stratégique.

Nous allons apprendre à passer d’une idée à une réalisation, d’une réalisation à une offre, d’une offre à une stratégie et d’une stratégie à des résultats.

Parce qu’au fond, c’est cela qui m’intéresse.

Pas de fabriquer des gens qui connaissent beaucoup d’outils.

Mais de contribuer à former des gens capables de résoudre des problèmes.

Le monde n’aura jamais besoin uniquement de personnes qui savent utiliser Canva, CapCut, ChatGPT ou un autre outil à la mode. Ces outils continueront d’évoluer. Certains disparaîtront, d’autres apparaîtront.

Ce dont nous aurons toujours besoin, ce sont des personnes capables de comprendre un problème, de chercher une solution, de créer quelque chose, de tester, de mesurer, de corriger et de recommencer.

C’est cette mentalité que je veux transmettre.

Alors oui, l’intelligence artificielle arrive. Elle va bouleverser certains métiers. Elle va rendre certaines compétences moins rares. Elle va aussi créer de nouvelles opportunités que nous ne voyons probablement pas encore.

Mais je refuse de construire cette nouvelle génération autour de la peur.

Je préfère la construire autour de la compétence.

Apprenons à créer. Apprenons à vendre. Apprenons à développer. Apprenons à communiquer. Apprenons à comprendre les données. Apprenons à utiliser l’IA. Apprenons surtout à apprendre.

Parce qu’au final, celui qui possède une seule compétence peut être remplacé par un nouvel outil.

Celui qui possède plusieurs compétences peut changer de métier.

Mais celui qui possède la capacité d’apprendre, de relier ses compétences et de résoudre des problèmes peut continuer à avancer même lorsque les règles du jeu changent.

C’est ce profil que je veux former sur Miabénet.

Des personnes qui ne cherchent pas à être meilleures que l’IA.

Des personnes qui veulent devenir suffisamment compétentes pour savoir quoi lui confier, quoi vérifier, quoi améliorer et surtout quoi faire lorsque l’IA ne suffit pas.

C’est cela, pour moi, être plus terrifiant que l’IA.

Non pas parce que nous serions plus puissants qu’une machine.

Mais parce que nous refusons de devenir dépendants d’une seule manière de travailler.

L’IA peut changer. Les outils peuvent changer. Les métiers peuvent changer.

Alors nous aussi, nous apprendrons à changer.

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